Dans l’objectif de renforcer la recherche halieutique au niveau régional de manière plus efficace et plus rationnelle, l’INRH a adopté depuis sa création une politique de décentralisation de la recherche halieutique vu l’étendue du littoral national et l’importance de la zone économique exclusive marocaine. Dans ce cadre, l’INRH a mis en place cinq Centres Régionaux tout au long des côtes marocaines, atlantiques et méditerranéennes.
Chaque Centre Régional a pour mission de réaliser des programmes de recherche et de surveillance du littoral qui répondra à la spécificité régionale et aux exigences socio-économiques de sa zone de compétence.
Suite à cette politique de décentralisation de la recherche halieutique, l’INRH a implanté un Centre Régional à Dakhla pour tenir en compte des aspects spécifiques de la recherche halieutique dans la région sud atlantique marocaine de Oued Eddahab-Lagouira qui s’étend sur un littoral de plus de 600 km.
Eu égard des spécificités de la région d’Oued Eddahab-Lagouira, les missions et les programmes de recherche à l’échelle régionale, attribués au Centre Régional de l’INRH à Dakhla sont énumérées dans les points suivants :
Etudes biologiques et écologiques des ressources halieutiques de la région maritime Oued Eddahab – Lagouira et suivi de l’état d’exploitation de ces ressources, plus particulièrement les céphalopodes (poulpe), les coquillages (palourde, couteau droit d’Europe et la coque), les poissons démersaux et les pélagiques, et les crustacés (la langouste verte), en intégrant les trois segments, à savoir la pêche artisanale, la pêche côtière et la pêche hauturière et leurs interactions ;
Etudes socio-économiques et anthropologiques des activités liées à l’exploitation de ces ressources (filières pêche artisanale, pêche côtière et hauturière, projets d’élevage et de production de coquillages, … etc.) ;
Etudes de l’environnement marin littoral, son fonctionnement et son hydrodynamique, au moyen de campagnes d’océanologie et de sédimentologie ;
Etudes sur la biodiversité marine de la région et sa préservation ; cas de la population des phoques moines en extinction et des communautés de poissons ;
Surveillance de la qualité et de la salubrité de l’environnement marin ; baie Dakhla en premier lieu, puis toute la zone littorale, et ce, par le suivi du phytoplancton toxique, des contaminants bactériologiques et chimiques et des risques de ceux-ci, en particulier sur les stocks conchylicoles ;
Appui technique et scientifique aux autorités locales, aux élus, aux professionnels, etc., pour la prise de décision à l’échelle de la région, d’une part, et pour contribuer à la gestion et à ’aménagement des milieux marins et encourager l’investissement dans le secteur de la pêche afin d’assurer le développement durable et intégré de la région, d’autre part. |