L’environnement marin est particulièrement sensible aux actions de l’homme, notamment l’urbanisation, les rejets domestique et industrielle, la pêche, l’aquaculture, le tourisme, Les activités portuaires et les apports des bassins versants qui drainent vers la mer les eaux usées.
Les efflorescences phytoplanctoniques peuvent aussi altérer la qualité du milieu marin (protection de la santé animale) ou rendre insalubres les produits de la pêche (protection de la santé publique)
Missions du laboratoire de la Surveillance de la Qualité et de la Salubrité du Milieu Marin
Classer les zones littorales selon leur degré de salubrité (A ; B ; C ; D)
Evaluer la qualité de l’environnement marin et assurer la surveillance permanente du littoral pour détecter les sources de pollution notamment chimiques et microbiologiques
Evaluer la salubrité des produits de la conchyliculture dans les sites conchylicoles et des coquillages dans le milieu marin (Bivalves ou Lamellibranches)
Surveiller l’apparition des biotoxines et du phytoplancton nuisibles
Etablir, annuellement, un rapport sur l’état de l’environnement marin.
Les unités du laboratoire de la Surveillance de la Qualité et de la Salubrité du Milieu Marin
Le laboratoire de la Surveillance de la Qualité et de la Salubrité du Milieu Marin est composé de trois unités :
A/ Unité bactériologique marine
L’unité de bactériologie marine a pour tâches la réalisation des études de zones au niveau des gisements coquilliers naturels et les sites conchylicoles et la surveillance bactériologique des zones de production conchylicole classées.
Le laboratoire de microbiologie marine est abonné au Réseau d’Analyses et d’Echanges en Microbiologie Alimentaire (RAEMA). Il assure l’analyse des échantillons de la poudre de lait (recherche et dénombrement d’Escherichia coli et recherche de présence ou absence de Salmonella) pour avoir la certification de l’accrédibilité des analyses microbiologiques.
B/ Unité chimique.
L’unité de chimie a pour tâches la réalisation des études de zones au niveau des gisements coquilliers naturels et les sites conchylicoles et la surveillance chimique des zones de production conchylicole classées (sa tâche se limite au prétraitement des échantillons, le reste des analyses s’effectue au laboratoire des polluants chimiques de l’INRH à Casablanca)
C/ Unité phytoplancton et biotoxines marines.
Objectifs :
Suivi Spatio-temporel des flores Phytoplanctoniques et des phénomènes phycotoxiniques associés dans l’objectif de protéger la santé publique.
Paramètres sélectionnés Pour le bulletin des résultats :
a/ Flore totale
b/ Flore toxique
- Genre Dinophysis sp : espèce productrice de DSP (Toxines Diarrhéiques)
- Genre Pseudo-nitzschia spp : espèce productrice d’ ASP (Toxines Amnésiques)
- Genre Alexandrium sp et Gymnodinium sp : espèces productrices de PSP (Toxines Paralitiques)
- Autres genres toxiques.
Nombre de zones et point de prélèvements :
Les zones conchylicoles qui font l’objet de surveillance du phytoplancton toxiques et des phycotoxines sont en nombre de neuf zones
Espèces de coquillage prélevées :
- Les Moules : Perna perna
- Les Huîtres : Crassostrea gigas
- Le couteau : Solen marginatus
- La coque commune : Ceratoderma edule.
Compartiment prélevé pour analyse du phytoplancton : Eau de mer
Fréquence d’échantillonnage :
Phytoplancton / Phycotoxines : Bimensuelle (surveillance régulière)
Hebdomadaire (dispositif d’alerte).
Méthodes d’ analyses :
- Phytoplancton : Identification et comptage du phytoplancton à l’aide du microscope inversé à contraste de phase
- Phycotoxines :
1 - PSP (Méthode biologique de test souris)
2 - DSP (Méthode Yasumoto-1978/1984)
3 - ASP (Méthode : Chromatographie Liquide à Haute Performan
Résultats :
- Période Août- Oct.-2003 : Détection des toxines de type DSP.
- Période Décembre 2005- juin2006: Floraison des Dinophysis sp et détection de toxine associée
Classement ou étude des zones
Avant de procéder à l’exploitation des coquillages, il est obligatoire que la zone qui fera l’objet de collecte ou d’élevage de ces coquillages soit classée en zone salubre ou polluée (niveau de salubrité entre A et D).
L’objectif est de protéger le consommateur contre toute intoxication alimentaire à l’amant du circuit de commercialisation des produits de la mer.
Au cours de cette étude de zone, il y a deux types d’analyses qui s’effectuent : analyse microbiologiques et chimiques.
Pour les analyses microbiologiques, on procède à la recherche des contaminants bactériologiques, à raison de deux fois par mois pour chaque point de prélèvement.
Pour les analyses chimiques, on procède à la détermination du taux des métaux lourds existant au niveau de la chair des coquillages, à raison d’une fois par trimestre.
Activité de surveillance
Une fois la zone est classée, le laboratoire de la Surveillance de la Qualité et de la Salubrité du Milieu Marin entame un programme de surveillance qui vise les activités suivantes :
- Surveillance bactériologique ;
- Surveillance chimique ;
- Surveillance phytoplancton toxique ;
- Surveillance des biotoxines marine (DSP ; PSP ; ASP).
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